Des maquisards FTPF ayant séjourné sur le Mont Aurélien
L'organisation FTPF est très rigoureuse. Chaque homme est doté d'un numéro matricule. Pour la région F (Var, Alpes Maritimes, Basses-Alpes) ce numéro commence donc par un 6 (F étant la sixième lettre de l'alphabet), suivi du 1 pour le Var, et du 2 pour les Alpes Maritimes et les Basses-Alpes. Tous les FTPF immatriculés dans le Var ont donc un numéro commençant par 61. Les trois chiffres suivants sont attribués par centaines au commandement de chaque groupe.
Les 64... étaient destinés aux FTP MOI, c'est à dire les étrangers.
Les Bouches du Rhône formaient une autre région E ainsi subdivisée : E1 (Marseille) et E2 le reste du département.
    Alfonso Osvaldo DEL VICARIO
   
 
Fils d'agriculteur, il est né à San Severo delle Puglie. Alors qu'il n'a que deux ans, les fascistes assassinent son père.
En 1940 lorsque la guerre éclate il est d'abord mobilisé sur le front russe. Blessé il est rapatrié en Italie, soigné puis envoyé en France.
Dès la capitulation de l'armée italienne, le 8 septembre 1943, il rejoint un camp de maquisards installé aux Mayons. Après tout un périple (Brue-Auriac, Mazaugues, Signes) il arrive au maquis de l'Aurélien dans les premiers jours de janvier 1944, en compagnie de André Screiber. Après avoir passé une semaine environ sur le plateau, au niveau du pas des Ifs, avec pour seul abri des cabanes faites de branchages, les hommes constituant le groupe dont il fait parti (notamment Richard Cassin et Gaston Beau) descendent s'installer à la bergerie Les Allées.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train, en compagnie de Henri Giglioli. La dernière partie du trajet jusqu'à Lambruisse est effectuée à pied.
Le 6 avril 1944 le camp installé à la ferme Laval à Lambruisse est attaqué.
Alfonso Del Vicario est capturé, et exécuté dans la bergerie comme tous ses camarades blessés, d'une balle dans le dos par l'officier commandant le détachement allemand, Karl Staudacker. L'édifice est ensuite incendié.
Il est laissé pour mort mais la balle a été dévié par l'omoplate. Après le départ des Allemands, rassemblant ce qui lui reste d'énergie, il parvient à se traîner jusqu'à un hameau proche "La Rouine" où il est recueilli et soigné par la famille Pelestor.
Remis sur pied, il rejoint Brignoles, où il participe aux combats de la Libération.
     
    Gaston BEAU (Lucien Callas)
     
   
Il est le chef du détachement Santerre qui séjourne à la bergerie Les Allées. Le 23 février 1944 il participe à une opération de "récupération" de tabac avec Fernand Roger Luquet, Adrien Mazzotti et Antoine Camugli. Sur le chemin du retour, au niveau de Seillons, ils sont rejoints par une camionnette transportant des gendarmes. Ces derniers ouvrent le feu : Antoine Camugli est tué, Gaston Beau a le doigt sectionné et Adrien Mazzotti a la jambe transperçée par une balle.
     
    Antoine CAMUGLI (Bibi)
     
   
Agé de 20 ans, originaire de La Ciotat, il fait partie du détachement Santerre qui est établi à la bergerie Les Allées. Le 23 février 1944 il participe à une opération de "récupération" de tabac avec Fernand Roger Luquet, Adrien Mazzotti et Antoine Camugli. Sur le chemin du retour, au niveau de Seillons, ils sont rejoints par une camionnette transportant des gendarmes. Ces derniers ouvrent le feu : Antoine Camugli est tué, Gaston Beau a le doigt sectionné et Adrien Mazzotti a la jambe transperçée par une balle.
     
    Adrien MAZZOTTI (Vidal)
     
   
A son retour des chantiers de jeunesse, durant l’été 1942, Adrien Mazzotti, passe dans la clandestinité et constitue un groupe armé de FTP à Nice-St Roch.
Sur le Mont Aurélien, il fait partie du détachement Santerre qui est établi à la bergerie Les Allées.
Le 23 février 1944 il participe à une opération de "récupération" de tabac avec Fernand Roger Luquet, Gaston Beau et Antoine Camugli. Sur le chemin du retour, au niveau de Seillons, ils sont rejoints par une camionnette transportant des gendarmes. Ces derniers ouvrent le feu : Antoine Camugli est tué, Gaston Beau a le doigt sectionné et Adrien Mazzotti a la jambe transperçée par une balle.
     
    Eugène CHABERT (Max)
     
   
Le 2 janvier 1944 un détachement allemand anéantit un groupe de maquisards qui se trouvent à la ferme La Limate au sud de Signes.
Le combat fait 10 morts. Seulement deux hommes parviennent à s'échapper, Eugène Chabert et Paul Rossi qui est blessé à la jambe. Ensemble ils parviennent à rejoindre l'Aurélien. Eugène Chabert se rend alors à la bergerie Les Allées pour informer les hommes du détachement Santerre de la tragédie qui vient de se dérouler à La Limatte.
     
    Henri GIGLIOLI (Le coiffeur)
     
   
Originaire de La Ciotat, il rejoint aussi le maquis sur le Mont Aurélien.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train, en compagnie de Alfonso Del Vicario. La dernière partie du trajet jusqu'à Lambruisse est effectuée à pied.
Il est fait prisonnier lors du combat de la ferme Laval dans les Basses-Alpes le 6 avril 1944. Déporté à Neuengamme, il est revenu.
     
    Quirillo MARCHI
     
    Soldat italien qui a rejoint le camp Faïta fin septembre 1943, après la capitulation de l'armée de son pays.
Courant décembre 1943, après un bref séjour à la Palun, près de Seillons, son groupe se replie sur le Mont Aurélien.
Il est porté disparu après sa capture à Mezel le 4 avril 1944, veille de l'attaque de La Braisse.
     
    Vittorio LAZZARO
     
    Soldat italien qui a rejoint le camp Faïta fin septembre 1943, après la capitulation de l'armée de son pays.
Courant décembre 1943, après un bref séjour à la Palun, près de Seillons, son groupe se replie sur le Mont Aurélien.
Il est porté disparu après sa capture à Mezel le 4 avril 1944, veille de l'attaque de La Braisse.
     
n° 64 508   Logo CAPUCCI
     
    Soldat italien qui a rejoint le camp Faïta fin septembre 1943, après la capitulation de l'armée de son pays.
Courant décembre 1943, après un bref séjour à la Palun, près de Seillons, son groupe se replie sur le Mont Aurélien.
Il est tué lors du combat de la ferme Laval à Lambruisse dans les Basses-Alpes le 6 avril 1944.
     
n° 64 510   MANDUCCI
     
    Soldat italien qui a rejoint le camp Faïta fin septembre 1943, après la capitulation de l'armée de son pays.
Il est tué lors du combat de la ferme Laval à Lambruisse dans les Basses-Alpes le 6 avril 1944.
     
n° 64 512   Battista GRAMPA
     
    Soldat italien qui a rejoint le camp Faïta fin septembre 1943, après la capitulation de l'armée de son pays.
Il est tué lors du combat de la ferme Laval à Lambruisse dans les Basses-Alpes le 6 avril 1944.
     
n° 64 516   GIANTEDESCHI
     
    Soldat italien qui a rejoint le camp Faïta fin septembre 1943, après la capitulation de l'armée de son pays.
Courant décembre 1943, après un bref séjour à la Palun, près de Seillons, son groupe se replie sur le Mont Aurélien.
Il est tué lors du combat de la ferme Laval à Lambruisse dans les Basses-Alpes le 6 avril 1944.
     
n°3 038   Paul MINGAUD (Raoul Ignard)
     
   
Il rejoint l'Aurélien une dizaine de jours après l'attaque du campement de Gravagne à Brue-Auriac.
La trentaine d'hommes qui compose son groupe est établie au jas des Cabres. Leur seule protection est une bâche tendue entre deux pans de murs, unique vestige de la bergerie en ruine. Tous les jours, ils vont chercher le ravitaillement à la ferme du Defends qui se trouve à une bonne heure de marche.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied.
     
n°62 000   Jean SENATORE (Borde)
     
  Il fait partie des responsables de la 1ère compagnie FTPF lors de son séjour sur le Mont Aurélien.
En juin 1944 il devient responsable du sous secteur 2 de l'Etat Major FTPF.
     
n°61 014   Paul ROSSI (Popaul)
     
   
Déjà signalé comme FTP en 1942 à Argenteuil, recherché par les Allemands, il vient se cacher dans la région de Saint-Raphaël avant de prendre le maquis. En février 1943 il fait partie du premier maquis formé de quelques hommes qui se cachent dans les bois de Sainte Maxime.
Le 4 mai 1943, le camp est attaqué par les GMR, mais il parvient à s'échapper avec cinq camarades.
Il rejoint, avec les autres rescapés, un camp, dénommé camp Faïta, dirigé par Jean Bertolino, qui vient de se créer à Cargues, sur la commune des Mayons.
Le 2 janvier 1944 un détachement allemand anéantit le groupe de maquisards dirigé par Paul Rossi, qui se trouve depuis mi-novembre à la ferme La Limate au sud de Signes. Le combat fait 10 morts. Deux hommes seulement parviennent à s'échapper, Eugène Chabert et Paul Rossi qui est blessé à la jambe. Ensemble ils parviennent à rejoindre le Mont Aurélien.

Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à Lambruisse est effectuée à pied.
Fin mai 1943 on le retrouve avec un groupe de la 2ème compagnie FTPF commandé par d'Alessio (Moreno), implanté sur le territoire de la commune de Draix, au pas de l'Escaillon, à proximité de La Rouine.
     
n°61 322   Félix DIANA (Lilou)
     
  Il est né à La Seyne le 27 juillet 1922.
Il est apprenti puis ouvrier à l'Arsenal maritime de Toulon (Pyrotechnie) à partir de 1936.
Déjà membre de l'OS, sans attendre sa convocation pour le STO, il rejoint le 10 mars 1943 un premier maquis formé de quelques hommes qui se cachent dans les bois de Sainte Maxime. Le 4 mai 1943, le camp est attaqué par les GMR, mais il parvientà s'échapper avec cinq camarades.
Il rejoint, avec les autres rescapés, le camp Faïta qui vient de se créer à Cargues, sur la commune des Mayons. Il est dirigé par Jean Bertolino,,
Fin 1943, on lui confie commandement de la 1ère compagnie FTPF de Provence qui séjourne sur le Mont Aurélien. Son PC est établi à la ferme Le Defends.
C'est lui qui organise le transfert de toute la compagnie pour la ferme Laval à Lambruisse (Basses-Alpes).
     
n°61 403   André SCHREIBER (Charlot)
     
   
Originaire de Marseille, il rejoint, au printemps 1943, avec deux camarades, le maquis de Ganagobie pour échapper au STO.
Le 19 juin 1943 il est arrêté par les gendarmes. Peu de temps après il est transféré à Marseille, d'où il parvient à s'échapper grâce à la complicité de douaniers.
Après avoir séjourné quelques jours à La Limatte sur la commune de Signes, il rejoint le maquis du Mont Aurélien dans les premiers jours de janvier 1944, en compagnie de Alfonso del Vicario.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint-André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied.
     
n°61 404   Hugo BRUNNING (Ugo)
     
   
Déserteur de l'armée allemande. Recueilli par la Résistance à Puits de Campagne.
Il est présent le 16 janvier 1944 lors de l'attaque du camp de Gravagne à Brue-Auriac.
Il rejoint ensuite le maquis du Mont Aurélien.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint-André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à Lambruisse est effectuée à pied.
A la suite du combat de la ferme Laval à Lambruisse le 6 avril 1944, il est fait prisonier. Pour sauver sa peau il désigne Henry Diffonty comme étant le chef du détachement. Ce dernier est immédiatement exécuté.
Dans les jours suivants il sera la cause de nombreuses arrestations de résistants ayant aidé le maquis dans le Var et les Basses-Alpes.
Après la guerre on ne sait ce qu'il est devenu.
     
n°61 421   André Victor BERTOLUCCI (Ernest)
     
    Charpentier, né le 26 septembre 1914 à La Ciotat, il est tué lors du combat de La Braisse dans les Basses-Alpes le 5 avril 1944.
     
n°61 422   Henri Paul FRUCHIER (Ricou)
     
   
Agé de 18 ans, il est originaire de La Ciotat. Le 7 février 1944, il conduit Roger Aharounian, Victor Arnaud, Eugène Blanchard, Etienne Brun, André Fabre, Ernest Subilia et Fernand Roger Luquet de Marseille où ils se sont donnés rendez-vous au maquis de du Mont Aurélien à Saint-Maximin..
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied.
Le 30 juillet 1944 est blessé au molet lors de l'attaque du campement de Serre (Basses-Alpes). Quelques instants plus tard, il est abattu par un soldat allemand qui arrivait dans son dos alors qu'il se faisait un pansement.
     
n°61 426   Richard CASSIN
     
   
Jeune juif de 17 ans, originaire de Nice, il rejoint le camp Faïta, au Luc, début novembre 1943, pour échapper au Service du Travail Obligatoire. C'est là qu'il est immatriculé.
Peu après le détachement se déplace pour rejoindre Seillons. Il demeure quelques jours dans le cabonon de La Palun, puis rejoint le Mont Aurélien.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied.
     
n°61 427   Valentin Louis ROMANA (Louis)
     
  Soudeur, né le 13 octobre 1920 à La Ciotat, il est tué lors du combat de La Braisse dans les Basses-Alpes le 5 avril 1944.
     
n°61 428   Pascal PUDDU (Henri)
     
    Chauffeur, âgé de 34 ans, il est fait prisonnier et déporté lors du combat de La Braisse dans les Basses-Alpes le 5 avril 1944. Il est revenu.
     
n°61 429   CARRODANO (Albert)
     
    Soudeur, âgé de 21 ans, il est fait prisonnier et déporté lors du combat de La Braisse dans les Basses-Alpes le 5 avril 1944. Il n'est pas revenu.
     
n°61 430   Henri DIFFONTY (André Lamy)
     
 

Agé de 46 ans, originaire de La Ciotat, il exerce dans le camp FTPF implanté sur le Mont Aurélien, la fonction de commissaire aux effectifs.
Fin février, avec quelques camarades, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à Lambruisse est effectuée à pied.
Quelques jours plus tard, le 6 avril 1944, le camp installé à la ferme Laval à Lambruisse, est attaquée par un fort détachement allemand. Henri Diffonty, blessé légèrement, est fait prisonnier. Lors de l'interrogatoire, il est désigné par Hugo Brunning comme étant le chef du maquis. Avec plusieurs de ses compagnons, il est exécuté d'une balle dans la nuque par l'officier nazi.

     
n°61 431   Philippe GIOVANNINI (Souny)
     
   
Ii est né le 29 mai 1908 à Sorbo-Ocagnano (Corse),
En 1932, il entre comme ouvrier soudeur à l'arc aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne.
Communiste, il est arrêté le 10 novembre 1940. Après avoir été transféré à Chibron, Fort Barraux en Isère, Saint Sulpice dans le Tarn, il est envoyé, avec d'autres détenus, pour participer à la construction du Mur de l'Atlantique. Dès son arrivée à Saint-Jean-de Luz, il s'évade. En contact avec le Parti communiste, muni de faux papiers, il revient dans le Var et travaille un mois avec son ami Bardin comme bûcheron à Barjols.
C'est par l'intermédiaire de Bardin qu'il rejoint le maquis FTPF des Maures le 3 mai 1943. Le camp est attaqué le lendemain et il est capturé avec huit autres résistants, il est transféré à Marseille, puis à Draguignan. Après avoir réussi à s'évader de la prison de Draguignan le 13 décembre 1943, il rejoint le maquis de l'Aurélien.
En janvier 1944, il était envoyé dans les Basses-Alpes à Lambuisse comme commissaire aux effectifs de la 2e Compagnie FTPF puis, comme commandant-commissaire politique de la deuxième Compagnie de Provence dans la région de Castellane sous le pseudonyme de Xavier. À la fin de mars, devenu commissaire des effectifs dans les Alpes-Maritimes, sous le pseudonyme de " commandant Souny ", il fut un des organisateurs de la libération de Nice avec les FTPF dont il était le commandant départemental
     
n°61 432   Victor ARNAUD (Tony French ou Zazou)
     
    Il est né le 25 mai 1925 à La Ciotat, il rejoint le maquis du Mont Aurélien le 7 février 1944 conduit par Henri Paul Fruchier, en compagnie de Roger Aharounian, Eugène Blanchard, Etienne Brun, André Fabre, Ernest Subilia et Fernand Roger Luquet. Le lendemain il est immatriculé à la ferme Le Défends.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied.
Rescapé du combat de La Braisse du 5 avril 1944, le 27 juillet 1944, il est abattu avec sept de ses camarades sur les pentes du Bessillon.
     
n°61 433   Eugène Louis BLANCHARD (Gary)
 
   
Ajusteur, né le 10 juin 1925 à La Ciotat, il rejoint le maquis du Mont Aurélien le 7 février 1944 conduit par Henri Paul Fruchier, en compagnie de Roger Aharounian, Victor Arnaud, Etienne Brun, André Fabre, Ernest Subilia et Fernand Roger Luquet. Le lendemain il est immatriculé à la ferme Le Défends.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied.
Il est tué lors du combat de La Braisse dans les Basses-Alpes le 5 avril 1944.
 
n°61 434   Etienne BRUN (Blaky Sten)
 
   
Originaire de La Ciotat, il rejoint le maquis du Mont Aurélien le 7 février 1944 conduit par Henri Paul Fruchier, en compagnie de Roger Aharounian, Victor Arnaud, Eugène Blanchard, André Fabre, Ernest Subilia et Fernand Roger Luquet. Le lendemain il est immatriculé à la ferme Le Défends.
Après quelques jours il s'établit avec le détachement Santerre à la bergerie Les Allées.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied.
Le 4 avril 1944, soit l'avant-veille de l'attaque, il quitte la ferme Laval avec un détachement commandé par André Schreiber.
 
n°61 435   Fernand Roger LUQUET (Joseph)
 
   

Forgeron, originaire de La Ciotat, il rejoint le maquis du Mont Aurélien le 7 février 1944 conduit par Henri Paul Fruchier, en compagnie de Roger Aharounian, Victor Arnaud, Etienne Brun, André Fabre, Ernest Subilia et Eugène Blanchard. Le lendemain il est immatriculé à la ferme Le Défends.
Le 23 février 1944 il participe à une opération de "récupération" de tabac avec Adrien Mazzoti, Gaston Beau et Antoine Camugli. Sur le chemin du retour, au niveau de Seillons, ils sont rejoints par une camionnette transportant des gendarmes. Ces derniers ouvrent le feu : Antoine Camugli est tué, Gaston Beau a le doigt sectionné et Adrien Mazzotti a la jambe transperçée par une balle.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied. Il effectue le voyage avec André Fabre.
Il est fait prisonnier par les Allemands le 6 avril 1944, à la suite combat qui a lieu à le ferme Laval à Lambruisse. Interné aux Baumettes, il est transféré à Compiègne, au cap de Neuengame en Allemagne, puis à Saxenhausen et enfin vers le Kommando de Falkensee.

 
n°61 436   Ernest SUBILIA (Jim)
 
   
Né à Villaperosa (Italie) en 1924, cuisinier, il quitte La Ciotat pour rejoindre le maquis du Mont Aurélien le 7 février 1944. Il est conduit par Henri Paul Fruchier, en compagnie de Roger Aharounian, Victor Arnaud, Etienne Brun, André Fabre, Eugène Blanchard et Fernand Roger Luquet. . Le lendemain il est immatriculé à la ferme Le Défends.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied.

Le 11 août 1944, avec plusieurs de ses camarades, il est massacré dans des conditions de sauvagerie indicible, après avoir été capturé lors de l'attaque du camp de Sainte-Croix du Verdon.
 
n°61 437   André FABRE (Jacko)
 
   
Originaire de La Ciotat, il rejoint le maquis du Mont Aurélien le 7 février 1944 conduit par Henri Paul Fruchier, en compagnie de Roger Aharounian, Victor Arnaud, Etienne Brun, Eugène Blanchard, Ernest Subilia et Fernand Roger Luquet. . Le lendemain il est immatriculé à la ferme Le Défends.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied. Il effectue le voyage avec Fernand Roger Luquet.
A la suite du combat de la ferme Laval à Lambruisse le 6 avril 1944, il est fait prisonnier et déporté à Sachsenhaussen.
 
n°61 438   Roger AHAROUNIAN (Dupont)
 
   
Tailleur, né le 18 mars 1926 à La Ciotat, il rejoint le maquis du Mont Aurélien le 7 février 1944 conduit par Henri Paul Fruchier, en compagnie de Eugène Blanchard, Victor Arnaud, Etienne Brun, André Fabre, Ernest Subilia et Fernand Roger Luquet. . Le lendemain il est immatriculé à la ferme Le Défends.
Fin février, il quitte Saint-Maximin pour rejoindre Marseille en car, puis Nice et Saint André les Alpes dans les Basses-Alpes en train. La dernière partie du trajet jusqu'à la ferme Laval à Lambruisse est effectuée à pied.
Il est tué lors du combat de La Braisse dans les Basses-Alpes le 5 avril 1944.