Arrestation de quatre brigands à Forcalquier
 

Le lieutenant de gendarmerie de Forcalquier réalise un grand coup : ayant appris que les brigands veulent l’assassiner, il organise une surveillance méticuleuse qui porte ses fruits.

Dans la nuit du 23 au 24 floréal (13-14 mai 1800), entre douze et quinze brigands s’infiltrent dans la ville. Le gendarme déclenche une intervention musclée lorsque cinq brigands, en l’occurrence des chefs, entrent dans un billard de la ville tenu par le menuisier Martin. Le lieutenant et ses neuf gendarmes arrêtent quatre des cinq brigands mais « il fallut mettre le pistolet sur la poitrine pour réussir ».
C’est un beau coup de filet : deux Marseillais, Jean-Baptiste Nicolas et Martin Blanc, le Manosquin François Buisson et surtout le Varois Barthélemy Félix, qui dit être de Signes.
Sur eux, les gendarmes découvrent trois poignards de 40 cm et un pistolet. Les renseignements qu’ils fournissent aux gendarmes sur leur identité sont plus ou moins vrais.
L’enquête détermine plus tard que Martin Blanc est en réalité Louis Larchier (ou Archier) d’Auriol, François Buisson est peseur public à Manosque. Selon Jean Pierre Pons dit "Turrier", Archier d’Auriol s’appelle « Boite » tandis que Jean-Baptiste Nicolas, dont l’identité réelle n’a pas été mise à jour, pourrait être Nicolas Félix, un ancien de la bande. La bande des quatre est jugée le 1er germinal an 9 (22 mars 1801) mais trois le sont par contumace, ayant réussi à s’évader, sans doute le 24 vendémiaire an 8 (16 octobre 1799), après avoir percé un mur. François BUISSON est condamné à mort et exécuté à Digne le jour même du jugement, à cinq heures du soir