Le pillage des bagages de Bonaparte |
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Le 18 vendémiaire de l'an VIII (10 octobre 1799), vers 16h, un convoi escorté de 6 personnes chemine lentement et s'apprête à atteindre l'auberge des Banettes qui appartient à un certain Nicolas MICOUREOU, moitié paysan, moitié aubergiste, quelque peu brigand. Au moment où les voyageurs allaient se présenter au relais pour changer leurs chevaux, ils sont encerclés par 32 brigands dont François GOUIRAND de Pourrières, François BUISSON de Manosque, PENNAT Jean Baptiste dit "Tité" et RICARD de Trets, MARCEL et Archier d'Auriol, BRUNET de Marseille, MARLOI, Louis TASSY, Nicolas FELIX au visage dissimulé par des foulards ou noircis au charbon. Tous sont armés de fusils à deux coups ou de carabines. Saisis d'effroi les voyageurs n'opposent aucune résistance. Les brigands ne se doutent pas de l'importance du butin. Il s'agissait des bagages du général BONAPARTE qui, revenant d'Egypte avait accosté à Fréjus le 8 octobre, d'où il était parti directement pour Paris avec son chef d'état-major BERTHIER, MONGE et BERTHOLLET dans une berline. Ses bagages devaient le rejoindre escortés par Aimé POULET son homme de confiance, du mameluck ROUSTAM, de DANGER, de GAILON et d'un bijoutier de Fréjus accompagné de sa femme. Le butin est emporté dans le bois de Vacon sur le territoire de Rians. Ils trouvent là Jean Pierre PONS-TURRIERS et Trophime ROMANES qui décident de rejoindre la bande. |