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Bulletin d'information intercommunal

n°26 - décembre 2012

"Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu" - Berthold Brecht

 
En lutte pour sauver les bois du Mont Aurélien
 
 
La conseil municipal de Saint Maximin a délibéré afin d'approuver la modification du POS proposant un nouveau zonage en vue d'aménager une zone d'activités destinée essentiellement à accueillir un parc logistique dans les bois du Mont Aurélien.
La loi impose de croiser les études d'impacts et sur cette zone située au pied de massif du Mont Aurélien trois se superposent : la poursuite de l'exploitation de la carrière (approuvée uniquement par les élus de Saint Maximin), la Zone d'Activités et la réouverture de la ligne de chemin de fer. Toutes convergent pour mettre en avant le caractère particulièrement sensible de ce secteur.
Ceci a conduit les décideurs, compte tenu des contraintes environnementales, à réduire considérablement la superficie aménageable, et donc le projet à perdre encore plus de son sens. En effet l'addition a encore augmenté (de plusieurs centaines de milliers d'euros) pour une surface utilisable qui s'est réduit comme une peau de chagrin (moins de 25 hectares, contre 160 annoncés dans le projet initial).
Certes, nous avons besoin d'un développement économique, mais correspondant aux besoins du territoire et non pas pour satisfaire aux exigences de quelques amis.
Décider à quelques uns, dans la plus grande confidentialité, d'un aménagement qui aura des conséquences lourdes sur l'avenir de notre territoire ne nous parait pas raisonnable.
L'association Mont Aurélien Environnement rappelle une nouvelle fois aux élus que le code de l'urbanisme ne permet pas de modification à la marge pour un projet d'une aussi grande ampleur. S'ils refusent de l'entendre, il ne restera plus que la formulation d'un recours devant le Tribunal Administratif.
 
 
 
Souci de sauver la planète ou course aux subventions ?
   
Ces dernières années on a annoncé un peu partout des projets d'aménagement de parcs photovoltaïques ou éoliens sur des terres à vocation agricole ou naturelle.
 
A première vue cette action visant à limiter la production de CO2 en favorisant les énergies propres paraissait séduisante, mais en réalité la plupart des maires ou propriétaires fonciers ont surtout été attirés par la perspective de confortables plus-values engendrées par la location de terres jusqu'alors peu rentables.
Aujourd'hui, la plupart des grands projets liés aux énergies renouvelables ne sont rentables que parce qu'ils sont subventionnés par l'Etat (pour encourager les producteurs, le kWh est acheté par EDF à un prix supérieur au prix du marché).
Ainsi, sous couvert de vouloir apporter sa contribution à la sauvegarde de la planète, on essaie surtout de bénéficier des subventions, et pour y parvenir, on n'hésite pas à sacrifier nos espaces verts.
Plutôt que cela, nous préférerions que soit encouragée l'implantation de panneaux photovoltaïques sur les toitures des édifices publics ou des bâtiments à vocation industrielle.
Mais dans ce cadre, la sauvegarde de la planète ne semble plus intéresser grand monde !
 
 
 
 
Le traitement des déchets ménagers de plus en plus cher
   
Ces dernières années le volume de déchets ménagers produit par habitant a augmenté dans des proportions importantes, les causes en sont diverses :
- une analyse du contenu des sacs après collecte, montre que le tri sélectif n'est pas suffisamment pratiqué,
- la durée de vie plus réduite des appareils électro ménagers, associée à un coût élevé des réparations, provoque un renouvellement fréquent,
- la consommation de plus en plus fréquente de plats cuisinés préparés industriellement multiplie les emballages.
Cette situation engendre un coût de plus en plus élevé pour les collectivités, et trouver des lieux de stockage pour déchets ultimes devient un véritable casse-tête dans de nombreux départements.
 
Face à cette situation tous les acteurs doivent être mobilisés :
- les collectivités locales doivent mettre en œuvre des politiques tarifaires incitatives amenant les citoyens à produire moins de déchets,
- les consommateurs doivent privilégier l'achat de produits plus respectueux de notre environnement,
- les industriels doivent s'efforcer de limiter les emballages.
 
Comment la communauté de communes, compétente en la matière, pourrait agir ?
Ainsi il y a quelques années, dans la plupart de nos communes, les usagers payaient une redevance identique pour tous les ménages. Puis, cette redevance a été remplacée par une taxe proportionnelle à la surface du logement.
Le système initial était injuste car une famille de 8 personnes payait la même redevance qu'un célibataire vivant seul et ne produisant que peu de déchets. Le système actuel ne l'est pas plus car le même célibataire vivant dans une grande maison paie désormais beaucoup plus cher qu'une famille nombreuse occupant une surface plus petite.
Un système tarifaire plus juste est en train de gagner du terrain : il consiste à faire payer à chaque foyer un montant au poids de déchets ménagers produits (dans les zones pavillonnaires les containeurs étant équipés d'une puce, et dans le centre-ville les sacs prépayés).
Bien entendu certains risquent d'être tentés de délester leurs sacs en pleine nature pour réduire le poids de leur conteneur, mais il semble que dans les collectivités où l'expérience a été engagée, ce type de comportement n'est que marginal.
 
 
 
 
Pourquoi en veulent-ils autant au massif du Mont Aurélien ?
   
Lors du conseil municipal du mercredi 31 octobre il a été demandé aux élus saint maximinois de se prononcer sur la prolongation pour une durée de six ans, de l'exploitation d'une carrière avec centrale à béton située quartier de Patissaure, au pied du massif du Mont Aurélien, sur la commune de Pourcieux.
 
En réponse aux interrogations que ce projet suscitait dans les rangs de l'opposition, notamment en matière de nuisance et de dégradation d'un site naturel majeur, le seul argument avancé par le maire était "j'ai pour principe de ne pas m'opposer à la volonté des maires des autres communes concernant l'aménagement de leur territoire".
 
Comme d'habitude les 24 élus de la majorité se sont prononcés favorablement, sans se poser de question ni présenter d'arguments justifiant leur vote. En revanche les 9 conseillers du groupe d'opposition ont voté contre.
Quelques jours plus tard, on a appris que le conseil municipal de Pourcieux d'abord, puis celui de Pourrières, se sont tous deux exprimés à l'unanimité contre la prolongation de cette exploitation.
Patatras ! Le seul argument du maire pour justifier la poursuite de l'exploitation de ce site menaçant notre environnement était parti en fumée. Les élus du groupe d'opposition l'ont donc sollicité lors du dernier conseil municipal afin qu'il annule la première délibération. Ce dernier, visiblement un peu pris au dépourvu, a reporté le débat, le temps de se renseigner...

 

 
 
 
Edifiant !
   
Aujourd'hui les élus, quel que soit le nombre de leurs mandats, ne peuvent percevoir mensuellement plus de 8 262.02 € d'indemnités, c'est le plafond légal.
 
C'est d'ailleurs bien ce qu'ils rétorquent, toutes sensibilités confondues, lorsqu'on leur parle de limiter le cumul des mandats, et ils ont raison mais...
 
...mais ce que l'on sait moins, c'est que ce qui dépasse le seuil n'est quasiment jamais reversé dans les caisses de l'Etat ou des collectivités locales.
 
La loi permet aux élus cumulards d'en faire profiter d'autres collègues moins bien lotis, ce qu'ils ne se privent pas de faire : ainsi Jean Noël Guerini distribue tous les mois 2 688 € à quatre conseillers généraux de sa majorité, et Jean Claude Gaudin, près de 6 000 € à 12 élus apôtres du gaudinisme.
 
Nous ne connaissons pas les noms des arrosés varois, ni les montants qu'ils reversent aux copains, mais le mécanisme est le même pour tous.
On peut aisément imaginer les effets pervers de dépendance politique que cet arrosage entraîne !
 
 
 
 
Alea jacta est !
     
Lors de leur dernier conseil communautaire les élus du Comté de Provence ont accepté le principe de fusion des trois communautés de communes existantes (Val d'Issole - Comté de Provence - Sainte Baume Mont Aurélien) pour former une communauté d'agglomération, comme l'a proposé le Préfet après avis de la commission départementale.
 
Cette structure devrait regrouper les communes de Brignoles - Camps - Carcès - La Celle - Châteauvert - Correns - Cotignac - Entrecasteaux - Montfort - Tourves - Le Val - Vins - Saint Maximin - Nans - Ollières - Plan d'Aups - Pourrières - Pourcieux - Rougiers - Garéoult - La Roquebrussane - Garéoult - Forcalqueiret - Néoules - Méounes - Mazaugues - Rocbaron - Sainte Anastasie - Bras.
Il est à noter que la commune de Saint Antonin a disparu de la liste car sa municipalité a demandé son intégration à la communauté de Draguignan, et que la commune de Bras est ajouté car son conseil a choisi de quitter la communauté de Barjols pour rejoindre la future agglo de la Provence Verte.
Après cette décision du Comté de Provence, il semble bien désormais que la marge de manœuvre soit de plus en plus réduite pour les élus de la Communauté de Communes Sainte Baume Mont Aurélien. Ces derniers qui refusent par principe, depuis des mois, tout véritable débat sur ce sujet qui aura pourtant des conséquences lourdes pour les populations de nos communes, qui préfèrent jouer la montre pour conserver leur pouvoir et leur indemnité, risquent fort d'être conduit à intégrer leur commune dans une communauté qui ne correspondra pas à son bassin de vie.
Lorsqu'on parle de développement économique et de création d'emplois dans la communauté de Brignoles on pense à Nicopolis, dans les communes voisines de Saint Maximin on évoque Gémenos-Aubagne ou Rousset.
Lorsqu'on parle de transports en commun dans la communauté de Brignoles on pense à une liaison vers l'aire toulonnaise, dans les communes voisines de Saint Maximin on ne regarde que dans la direction des Bouches du Rhône.
On pourrait ainsi multiplier les exemples dans les domaines, commerciaux, culturels, scolaires...etc.
Nos élus ont refusé de prendre en considération ces éléments qui relèvent du bon sens, uniquement pour satisfaire de vagues stratégies politiciennes. Maintenant il y a fort à parier que ce regroupement, conforme à la volonté hégémonique du conseil général du Var, va leur être imposé.
Seules les municipalités de Pourcieux et du Plan d'Aups ont adopté une attitude courageuse et en phase avec les besoins de leur population, en demandant respectivement leur intégration aux communautés d'agglo d'Aubagne et d'Aix. Mais leurs délégués, très minoritaires au sein de la structure, n'ont pas pesé lourd !
 
 
 
 

Quelques manifestations au programme

   
dimanche 16 décembre : VISITE GUIDEE ET GRATUITE DU VILLAGE DE LA CELLE
 
Rendez-vous à 10h30 salle Lantelme : L’habitat groupé qui est caractéristique de la majorité des villages de la Provence Verte s'est développé au fil des siècles : les premiers centres agglomérés autour d’une église ou d’un château se sont étendus dans les plaines dès la fin du XVIIe siècle. Durant cette journée, il vous sera proposé de découvrir les différentes formes qu'ont pris ces bourgs et quelles ont été les architectures adoptées par les habitants au fil de l’histoire.
 
jeudi 20 décembre : CINE-DEBAT AU CINEMA DU PÔLE CULTUREL DE SAINT MAXIMIN
20h : "Margin Call" de JC Chandor, suivi d'un débat sur le rôle de l'homme dans le monde de la finance. Tarif : 5.50 €
 
 
 
   
Evènements qui se sont produits jadis dans nos communes au mois de décembre
     
9 décembre 1279
 
Charles II, prince de Salernes, fait pratiquer des fouilles sous une église primitive dédiée à Saint Maximin. Il y découvre une crypte contenant 4 sarcophages (l'un d'entre eux est attribué à Sainte Madeleine). Par la suite il fera détruire l'ancienne église et édifier sur la crypte, une Basilique.
     
4 décembre 1405
  L'antipape Benoit XIII effectue un pèlerinage à la Sainte Baume.
     
5 décembre 1443
 
Marie d'Anjou confisque les quatre moulins de la Bouisse aux seigneurs d'Auriac, pour les donner en dotation au couvent, pour l'entretien d'une chapellenie. Ces moulins sont réputés pour être "les meilleurs et les plus forts de toutte la province".
     
11 décembre 1481
 
Décès à Marseille de Charles III du Maine, dernier comte de Provence et de Forcalquier, qui désigne par testament son cousin germain le Roi de France Louis XI comme héritier.
Huit jours après le décès de Charles III, Louis XI nomme pour gouverneur, véritable lieutenant du roi, Palamède de Forbin.
Le 14 janvier 1482, il convoque les Etats de Provence, où le changement de souverain n'a suscité aucun mouvement d'hostilité. Selon le processus habituel, les Etats ont préparé une série de requêtes qui, en l'occurrence, témoignent de leur volonté de conserver à la Provence ses caractères et sa personnalité. Le roi se voit ainsi demander de maintenir les lois et les usages propres au pays. C'est donc un régime d'union entre deux royaumes que les états revendiquent et que Forbin avalise. Les Provençaux deviennent Français.
     
31 décembre 1515
 
François 1er qui revient d'Italie, auréolé de sa victoire de Marignan, arrive à Saint Maximin.
Il y retrouve un cortège qui arrive de Paris, composé de la reine Claude sa femme, de Louise de Savoie sa mère, de sa sœur Marguerite duchesse d'Alençon et d'un grand nombre de seigneurs.
Le lendemain, 1er janvier, ils se rendent tous ensemble à la Sainte Baume.
     
8 décembre 1720
 
Le conseil municipal de Nans les Pins nomme Laurent Ballat, notaire et greffier de la communauté, commandant du lieu pour la durée de l'épidémie de peste qui vient d'être déclarée dans la commune. C'est avec un dévouement exemplaire qu'il organise la lutte contre le fléau, dont il sera lui même victime à la fin du printemps 1721.
     
5 décembre 1851
 
Attachés à la République les Varois s'insurgent contre le coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte. Dans de nombreuses communes ils prennent la Mairie, destituent le Maire et mettent en place une commission municipale avec, à sa tête un Maire insurrectionnel.
     
20 décembre 1912
  Assemblée générale constitutive de la coopérative de Rougiers.
 

 
 
A découvrir sur le site http://saintmaximin2008.fr
 
Un espace destiné aux associations des communes du canton
Des topos pour effectuer des randonnées ou des balades dans le secteur
Éléments d'histoire relatifs à toutes les communes du canton
Un calendrier des manifestations du canton
 

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