Armillaire couleur de miel (Armillaria mellea) |
Armillaria mellea, l'Armillaire couleur de miel, est une espèce de champignons basidiomycètes lignicoles, cosmopolites, communs et polymorphes, typiquement fasciculés. Le genre Armillaria est classé dans la famille des Physalacriaceae. L'analyse phylogénétique permet de distinguer neuf espèces en Amérique du Nord et cinq en Europe. Le chapeau, de 1 à 15 cm, est sphérique et fermé par un voile blanc, puis étalé, jaune clair ou moutarde à brun rougeâtre ou olivâtre, parsemé de méchules plus foncées, surtout au centre. Il devient progressivement convexe, puis aplani-mamelonné. Les lames sont inégales, blanches puis jaunâtres et parfois tachées de brun. La sporée est blanche. Le pied ou stipe de 2 à 20 cm, élancé mais robuste, clair et strié au-dessus d'un anneau blanc ou armille, de la couleur du chapeau et moucheté de blanc en dessous. Sa chair est blanche, et le pied en vieillissant devient fibreux, coriace. Sa saveur est un peu amère et il dégage une légère odeur de savon. C'est une espèce extrêmement polymorphe, en taille, en forme et en couleur. Il existe une espèce proche, Armillaria tabescens dépourvue d'anneau. Le mycélium est bioluminescent. Armillaria mellea est distribuée dans tout l'hémisphère nord mais elle a été introduite (cela est confirmé par la proximité avec les souches européennes) en Afrique du Sud par les premiers colons néerlandais de la Compagnie des Jardins vers 1652, depuis la colonie du Cap. Elle aurait pu être introduite par des plantes en pot, comme le raisin ou des agrumes. Armillaria mellea s'est également installée en Australie. Les sporophores se développent en grandes touffes sur les racines, les souches (les forestiers l'appellent ainsi un « souchier », voire les troncs de feuillus et plus rarement des conifères. Le champignon attaque également la vigne et les arbres fruitiers. C'est un redoutable parasite qui provoque un "pourridié" du bois. Il peut pousser en touffes à partir de racines d'arbres qui affleurent le sol. Armillaria mellea est responsable de la pourriture des parties vivantes du bois. Elle dégrade dans un premier temps le système racinaire de l'arbre puis le collet et la base du tronc entraînant un dépérissement plus ou moins rapide du sujet atteint. À ce stade, une lésion se produit au pied de l'arbre et l'attaque du cambium se révèle par un écoulement de sève colorée. Au niveau des racines fortement attaquées, du collet, on observe sous l'écorce la présence de moisissures blanches et des filaments noirs appelés rhizoïdes qui constituent un élément important pour le diagnostic.
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| 17 octobre 2026 dans le jardin, chemin des Batailloles à Saint-Maximin |
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