Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) |
Le chardonneret élégant adulte est facilement reconnaissable à son masque facial rouge et noir, qui lui donne des allures de clown ainsi qu’aux marques alaires jaunes vif. Le chardonneret immature n’a pas de rouge ni de noir à la tête. Celle-ci est marron clair. Les mâles et femelles sont identiques de loin : on dit qu’il n’y a pas de dimorphisme sexuel apparent. Le bec est celui d’un granivore : il est relativement long et fin. Les plumes de la queue (rectrices) sont courtes, noires avec des taches blanches caractéristiques. L’oiseau en vol se distingue à son croupion blanc (partie se situant à la base de la queue). Le chardonneret recherche en hiver des petite graines au sol ou sur les mangeoires plateaux. Le cri caractéristique lancé en vol est un didelitt ou sticlitt. AlimentationLe chardonneret est essentiellement granivore. Il recherche en priorité les petites graines des composées (chardons, centaurées, bardanes, séneçons etc…) qu’il trouve essentiellement dans les friches et hautes herbes. Il consommerait ainsi 150 espèces végétales différentes. Il prélève généralement les graines directement sur la fleur. Il se nourrit souvent sur les tournesols. En hiver on le trouve aussi dans les arbres : aulnes et pins. Le chardonneret prélève très rarement des baies. En période de nidification, il peut agrémenter son régime alimentaire de quelques invertébrés : petits coléoptères, diptères, pucerons, chenilles et larves qui servent également à nourrir les jeunes au nid. HabitatHabitats variés : boisements ouverts, landes à bruyères, bocage, lisières et clairières des forêts, y compris celles de résineux. Il est commun à proximité de l’homme dans les vergers, grands jardins, parcs d’agrément, avenues boisées, cimetières, même au cœur des vastes agglomérations. Le chardonneret élégant apprécie les milieux secs (xérophiles), c’est pourquoi il est si abondant dans les plaines méditerranéennes. En montagne, il ne niche généralement pas au dessus de 1400 mètres (exceptionnellement 2 000 mètres en Suisse), mais on peut le voir à plus haute altitude après la nidification : par exemple sur les prairies alpines autour des chalets à 2 400 m. Les migrateurs passent les cols et certains ont même été noté jusqu’à 3 554 mètres dans les Alpes ! Répartition et migrationVaste répartition : elle englobe les zones boréales, tempérées et méditerranéennes, depuis l’Afrique du Nord, en passant par l’ensemble de l’Europe, jusqu’à l’Ouest asiatique. En France le chardonneret élégant est assez commun et il n’est exclu d’aucune région, y compris la Corse. C’est l’une des espèces les plus fréquentes de France : la population nationale est comprise dans une fourchette allant de 1 à 5 millions de couples (LPO, 2004). Sa population est croissante ces dernières années (LPO, 2001). Le chardonneret élégant est donc visible toute l’année chez nous (espèce sédentaire ou migratrice partielle), cependant une raréfaction est notée en hiver dans le Nord-Est et les zones montagneuses à cause de la rigueur du climat. En hiver, la population française de chardonnerets est renforcée par les individus migrateurs venus du Nord-Est de l’Europe. NidificationEn France, on compte en moyenne 1 couple de chardonneret pour 10 ha (Duboc, 1994). Les densités de ce fringille n’atteignent pas des valeurs extraordinaires, sauf en milieu urbain où il n’est pas rare de trouver plusieurs nids en quelques dizaines de mètres dans les alignements d’arbres ou d’arbustes ornementaux. L’espèce présente alors un certain grégarisme dans les zones d’habitations humaines où le territoire a une valeur restreinte : selon une étude menée par Conder (1948), celui-ci est en moyenne de 250 m² pendant la construction du nid et la période d’accouplement, puis se réduit à 10 m² après la ponte. |
| Mi juin 2026 : Dans un jardin, chemin du Moulin à Saint-Maximin |
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